mardi 27 mars 2012

CO2, ZAC et HQE

Il y a, pile-poil en face de chez nous, une école privée, la seule à des kilomètres à la ronde probablement… Tous les matins, on voit défiler les grands monospaces des familles nombreuses des environs (Bezons, Colombes, Argenteuil, Nanterre…) - attention, là on parle des familles qui ont au moins 50% de réduc SNCF (nous, nous sommes petites joueuses) - qui déposent à la queue leu leu leur précieux chargement, qu'il ne faut surtout pas obliger à marcher un peu (c'est d'autant moins possible, que souvent la maman est enceinte et munie d'une poussette dans laquelle trône le petit dernier…)

Moralité : il y a tous les matins et tous les soirs des embouteillages et un taux de CO2 bien supérieur au seuil d'alerte ! Impossible d'aérer les chambres le matin, et l'air est irrespirable lorsque nous emmenons à pieds, bien entendu, notre progéniture à... l'école publique.

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Il y a à Houilles, la ZAC Eglise, elle est juste à côté de chez nous… Le chantier ZAC Eglise a tenu lieu de feuilleton dans les AG du conseil municipal bien avant qu'on arrive, puis elle est passée à l'état de chantier... Depuis 2007, nous avons vu tomber une ou deux belles villas, quelques pavillons, en mauvais état certes, mais charmants, on a vu pousser un commissariat ultra-moderne, fleurir des baraques et des panneaux vantant les mérites des nouvelles résidences Cogedim, Coffim, Nexity, HQE, Scellier and co et surtout sortir de terre plusieurs petits immeubles proprets d'une banalité à pleurer, et enfin, coup de grâce, l'amandier a été abattu !







Et depuis 4 ans, il nous faut, pour emmener nos enfants à l'école publique ;o) emprunter des rues défoncées, des trottoirs qui ne font guère plus de 50 cm de large… Avec 3 enfants qui aiment courir, c'est pas toujours facile
Dernièrement on pensait en avoir fini avec ce chantier, puisqu'on en était à l'aménagement des trottoirs… las… on vient de démolir encore quelques pavillons, va-t-on encore y construire quelques immeubles ou un établissement scolaire à même d'accueillir tous les enfants qui vont venir garnir ces petits immeubles proprets ? Je n'y crois guère hélas, et nos enfants devront se tasser dans leurs classes, et les instits se débrouiller pour faire classe à 35 élèves. A moins que tous ces enfants proprets n'aillent à l'école privée... Plus de CO2 pour nous, mais plus d'air dans les classes pour nos enfants !!

Vive la banlieue !

ps : en vrai, on l'aime notre petite ville !

dimanche 25 mars 2012

A lui la liberté !


On l'avait quitté à l'automne presque prêt, on le retrouve au printemps, et d'un coup il démarre, il rigole, il tourne, il freine, et on ne l'arrête plus ! Joli moment de joie...


vendredi 23 mars 2012

Entre deux concerts

On peut, éventuellement, finir la customisation du vieux pull transformé en veste, coupé à grands coups de ciseaux, rallongé et élargi de tissu, euh, vert, avec du biais ici et là, et que depuis on contemple en se demandant si on la portera.

Peut-être à l'automne prochain ?


jeudi 22 mars 2012

Felix qui potuit

Il y a d'abord les répétitions, 4 week-end, 10 heures de chant par week-end ; la première fois on s'affole, il faut ouvrir la partition et chanter, les notes semblent du chinois et soudain l'allemand ne paraît plus si simple. Puis on ralentit, on déchiffre, on déclame, on annote les pages, on met en place. Aussi, on repère les grandes derrière qui il ne faut pas se mettre, les bavardes qu'il convient d'éviter, les râleuses à fuir, et celles qui ne se prennent pas la tête ou qui connaissent déjà la musique, mais à côté d'elles les places sont chères...



Peu à peu cela progresse. On a travaillé chez soi, on a pris le rythme du chef, tant bien que mal, on a écouté les fichiers de travail dans le RER, matin et soir, on a commencé à aimer ce que l'on faisait, on a entendu des choses nouvelles à chaque fois.

On chante. On s'interrompt. C'est faux. C'est mal parti. Ça ne suit pas le tempo du chef. C'est détimbré. C'est mieux. Ça progresse.





Puis c'est la générale, on fait connaissance avec l'orchestre, il fait assez froid, les raccords sont longs, on danse d'un pied sur l'autre mais cela prend tournure, et oui, on se sent un peu musicien.




Puis, ta daaaaaaam

C'est le moment






n° 1 du psaume 42 de Mendelssohn, Wie der Hirsch schreit

mardi 13 mars 2012

Un petit week-end à Lyon

Ca a commencé sur les chapeaux de roue, la course pour aller de l'école à la gare de Houilles ("allez les enfants, on y va, on ne traîne pas") le RER qui se traîne ("pfff on va rater le train"), la bousculade Gare de Lyon ("allez les enfants, on avance, on reste groupir, Niels donne la main à Augustin"), ouf on s'installe dans le train, qui n'attendait plus que nous ! Il s'en est fallu de peu...

Ca se présentait plutôt bien...










mais la mécanique s'est enrayée, et la tension du début ayant laissé des traces, je n'ai pas assuré et le wagon entier a pu voir Augustin passer et repasser, faire de l'équilibre sur les étagères à bagages, tout le monde est allé aux toilettes au moins deux fois (un mimétisme TRÈS énervant)... Passons !

Il a fait beaaaaaauuuu !



On est allé faire une petite visite aux animaux du Parc de la Tête d'Or, où j'ai retrouvé la gibonne (oui, j'ai appris ce week-end que c'était une femelle gibbon !) à qui je lançais des cacahuètes quand j'étais enfant, mais dorénavant elle est dans une cage, derrière de grandes vitres, il est interdit de donner à manger aux animaux... Les enfants ne peuvent plus jouer à "c'est ma cacahuète qu'elle a mangée !", dommage pour eux et pour elle car il semble que courir après les cacahuètes lui a permis de rester en forme !!

On a craqué et pris le petit train pour faire le tour du lac ! Le conducteur jetait du pain aux canards tout en conduisant sa loco (une vraie, à vapeur !)














On a vu Mine, des amis, la famille...

Le retour, trop fastoche ! La gare de la Part-Dieu à 2 stations de métro de chez Mine, et en plus Mine nous accompagnait... et je n'ai pas fait les mêmes erreurs qu'à l'aller ! J'ai assuré et fractionné : jeux playmobil - lecture - sucette - lecture - pique-nique et hop on était arrivés, un peu fatigués tout de même !

jeudi 8 mars 2012

Une journée au ski

Le matin, tranquilles, on se lève, on joue un peu dans la maison, un peu dans le jardin. Puis on enfile les combinaisons et on monte à la station, tranquilles. On se gare en face du camion vert, et on part faire de la luge, tranquilles.


Ne cherchez pas nos enfants sur cette photo, ils n'y sont pas.
(et ne me demandez pas pourquoi j'ai pris cette photo)



Ensuite, on pique-nique, dans la neige, tranquilles, quoique légèrement stressés par les crottes de chien qui parsèment la blanche et pure étendue de neige ouatée sur le sommet le parking de la station.


Mais nous remballons très proprement nos babybels.



Puis, on met les enfants à l'école de ski, tranquilles c'est beaucoup dire, il faut être à l'heure et y aller en chaussures de ski, en portant 5 paires de ski et 4 bâtons, et comment dire, il faut prendre le rythme, quoi.





Les enfants skient, tranquilles. Ou pas : on n'en sait rien, on est parties skier de notre côté, deux heures maximum, le chronométrage est serré, on fonce, on se reposera sur le télésiège. Et on ne prendra pas de photos, on n'a pas que ça à faire, non mais.

A notre retour, on admire leurs progrès.





Ou pas.

Cela dit, mes chutes sont plus belles que les siennes... 



Encore un peu de ski, ou de luge, et c'est l'heure de goûter




Puis de rentrer à la maison bien fatigués mais encore vivants





Certains jours il faut faire des courses, et le coffre est plein à craquer !

Contrairement aux apparences, je conduis suffisamment bien
pour les enfants se passent de casque.
Enfin, en théorie... 




Mais à force de faire les cakes sur les pistes...









Tout le monde, comme Diabolo, a eu une médaille




Et on a enfin, enfin ! pu boire un apéritif, tranquilles, l'esprit en paix et sans chaussures de ski aux pieds...