Il y a d'abord les répétitions, 4 week-end, 10 heures de chant par week-end ; la première fois on s'affole, il faut ouvrir la partition et chanter, les notes semblent du chinois et soudain l'allemand ne paraît plus si simple. Puis on ralentit, on déchiffre, on déclame, on annote les pages, on met en place. Aussi, on repère les grandes derrière qui il ne faut pas se mettre, les bavardes qu'il convient d'éviter, les râleuses à fuir, et celles qui ne se prennent pas la tête ou qui connaissent déjà la musique, mais à côté d'elles les places sont chères...
Peu à peu cela progresse. On a travaillé chez soi, on a pris le rythme du chef, tant bien que mal, on a écouté les fichiers de travail dans le RER, matin et soir, on a commencé à aimer ce que l'on faisait, on a entendu des choses nouvelles à chaque fois.
On chante. On s'interrompt. C'est faux. C'est mal parti. Ça ne suit pas le tempo du chef. C'est détimbré. C'est mieux. Ça progresse.
Puis c'est la générale, on fait connaissance avec l'orchestre, il fait assez froid, les raccords sont longs, on danse d'un pied sur l'autre mais cela prend tournure, et oui, on se sent un peu musicien.
Puis, ta daaaaaaam

C'est le moment
n° 1 du psaume 42 de Mendelssohn, Wie der Hirsch schreit

3 commentaires:
C'était magnifique et émouvant !
et on entend bien les progrès :o)
Impressionnée !!!
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