Mon premier vélo, le premier vélo dont je me souvienne, restera toujours mon plus beau vélo. C'était un vélo de course doré, offert par mes parents pour un anniversaire (le 7ème ? le 8ème ?). Je ne sais pas si je me le rappelle vraiment ou si c'est un souvenir reconstruit tellement on me l'a raconté, mais je me revois, chez le marchand de cycles d'Argentat, assise sur ce vélo avec les pieds pendant de chaque côté, et criant : "il me va ! il me va parfaitement !".
En face de la maison que nous louions en Corrèze, il y avait une petite route sur laquelle on pouvait rouler autant que l'on voulait. Avec Guillaume on s'inventait nos histoires, et nos vélos*, tantôt chevaux, tantôt motos, nous emmenaient jusqu'au bout du monde : au bout de ce monde-là habitaient de vieux Parisiens qui avaient une traction.
* Surtout le mien, d'ailleurs, parce que Guillaume roulait, je crois, sur un vieux vélo de fille rouge moins enthousiasmant que mon beau vélo doré.
Plus tard, j'ai eu un vélo de course vert, et Guillaume le même en bleu. Ces deux vélos-là, ceux des vacances au pays Basque, lui ont été volés alors qu'il attendait, avec un copain, que leurs photos sortent du photomaton du supermarché Sodim (Sodim : Marseille, il y a 30 ans).
Ensuite j'ai eu un vélo de course bleu clair. Celui-là, qui me servait à aller chez Florence, au tennis et au ciné, a été volé, bêtement, dans le local à vélos de notre tour.
Après, pendant 10 ans, je n'ai plus eu de vélo. Ou alors je ne m'en souviens pas.
Et puis ça a recommencé. J'ai acheté, à Paris, un VTC blanc que je me suis fait voler deux jours après, aux Halles, alors que je l'avais attaché devant le commissariat pour qu'il ne risque rien.
J'ai racheté le même modèle, en jaune. Celui-là a duré quatre mois, puis il a disparu des grilles de l'hôtel particulier où je travaille, un soir où j'avais prolongé la journée de travail par un verre dans un bar, avec des amis, pour fêter une belle promotion.
Le suivant, toujours VTC, toujours jaune, je l'ai acheté en même temps qu'une bombe de peinture grise. J'ai fait une sortie avec, puis, avant de le rembarquer dans ma voiture, je l'ai bombardé de vilain gris. J'ai sorti un tournevis, et je l'ai rayé. J'ai fixé l'antivol, et je me suis retrouvée pour 10 ans avec un vélo vieux, mais neuf, ou neuf, mais vieux.
Celui-là, je l'ai toujours.
Un autre vélo, entre-temps, est entré dans ma mémoire : celui que Myrtille m'avait prêté, lors des grandes grèves de 1995, et qui m'a permis d'aller bosser tous les jours. Celui qu'il fallait brandir au-dessus des voitures pour franchir la place de la Concorde. Celui qui me permettait de voir maridul tous les jours et tous les soirs malgré la paralysie de la ville. Celui dont la selle n'avait plus de fixation, et se mettait à la verticale au fur et à mesure du pédalage, dix coups de pédale, un coup de poing sur la selle pour la remettre en place. Celui qui m'a permis de savoir que les Champs-Elysées, en fait, ça monte.
Avec mon vélo jaune-gris, je suis allée à HEC me casser la figure sur des sentiers à cerveaux libéraux. Pendant quelques mois, j'ai eu pour habitude d'aller rouler, les dimanches matins, sur le triangle d'entraînement des cyclistes amateurs du bois de Vincennes. Là, après avoir essuyé le mépris des vrais de rais, j'ai goûté au plaisir de rouler à 40 km/h pratiquement sans effort, simplement en se laissant aspirer par un peloton - ça marchait dans la descente, pas dans la montée. J'ai commencé à rêver d'un vélo de course, et j'ai changé mes pneus tous chemins en pneus ville pour aller plus vite. Puis j'ai cessé de fréquenter le Bois, mais j'ai déménagé dans les Yvelines. Là, on peut faire du vélo simplement en sortant de chez soi. D'ailleurs, les beaux jours arrivés, je sors régulièrement du travail très tôt, prends mon RER, et arrivée à la gare, enfourche mon vélo pour faire le chemin de halage le long de la boucle de Seine, et c'est tout de suite un autre monde
Quand la SNCF nous laisse tomber, hop, d'un coup de vélo je vais prendre le métro à la Défense ; j'arrive au travail asphyxiée par la pollution et tétanisée par la peur, mais ça ne fait rien, je suis là.
Ce soir, nous sommes sortis en vélo, avec Augustin, et nous avons fait la course dans le grand parc, très sérieusement et à fond les manettes. Nous nous sommes dit que la prochaine fois nous emporterions mon compteur pour connaître notre vitesse de pointe.
Le dimanche, parfois, je participe à la sortie vélo de l'association de voisins dont nous faisons partie, et j'y ai enrichi ma petite collection d'itinéraires : je sais aller aux étangs de Cergy quasiment sans rencontrer une voiture. Toutes mes RTT de l'automne sont passées là, et j'ai recommencé à rêver d'un vélo de course, pour fendre le vent et me casser les reins. On peut rêver, n'est-ce-pas ?
Bref. Voici mon futur vélo.
Il ne me reste plus qu'à attendre qu'il soit livré chez mon vendeur...
lundi 29 novembre 2010
Tous mes vélos
dimanche 28 novembre 2010
Nos calendriers de l'avent
Quand j'avais le temps de fouiner sur le web à la recherche d'idées de bricolages, et particulièrement d'idées qui me permettraient d'utiliser mon pistolet à colle, j'étais tombée sur ce billet de Ciloubidouille, et je l'avais gardé dans un coin de ma tête pour mes trois gars. Cette année, c'était la bonne, et c'est parti !
Tout d'abord, manger, et surtout faire manger, des yaourts à la banane et à la fraise pendant des mois, jusqu'à obtenir 72 superbes pots très colorés.
Les prendre en photo.
Coller 12 pots sur un carton, et 12 autres en vis-à-vis pour obtenir 24 pots.
(Ingrédients indispensables de la soirée bricole : le pistolet à colle, donc, et le verre de vin blanc.)
Recommencer l'opération 3 fois.
(Remplir le verre trois fois.)
Retourner sur le blog de Ciloubidouille pour se remémorer ce qu'il s'agit de faire exactement.
Il s'agit de bien maintenir les pots de yaourts avec une bande de carton ondulé. Les trois.
(Se féliciter d'avoir rempli le verre trois fois : ça aide à surmonter la contrariété d'avoir mangé des yaourts à la banane pendant des mois, alors qu'on ne voit absolument pas les pots dans le calendrier final.)
Planifier très rigoureusement l'ordre des surprises, de manière à ce que les trois garçons aient la même chose en même temps. Parents de famille de plus d'un enfant comprendront.
(Oui. Pour l'avent, nous offrons aux enfants des mâchoires. C'est pour les sensibiliser à leur futur traitement orthodontique, tétine oblige ; ça, c'est pour le principe éducatif du jour.)
Placer les surprises dans les pots.
(Si besoin, tasser un peu les insectes légèrement trop grands. Moins que les voitures en métal, cela dit, qui ne se tassent pas. Détail...)
Recouvrir de papier de soie, puis procéder de la même manière de l'autre côté.
(Oui. Surprise-papier de soie d'un côté, puis de l'autre. Sinon, surprises du premier côté tombent quand on retourne la boîte pour remplir l'autre côté.)
Recommencer l'opération trois fois.
(Arrêter de boire.)
Coller une bande de beau papier par-dessus carton et papier de soie.
(Ignorer maridul qui vient de trouver un modèle d'une superbe lampe (vraiment), à faire avec des pots de yaourts colorés.)
Recommencer l'opération trois fois et inscrire les jours.
S'installer devant le match de rugby. Au premier essai australien, découper un sapin. Au deuxième essai australien, un deuxième sapin. Au troisième essai australien, un troisième sapin. Essais 4, 5 et 6 : des guirlandes de bonshommes de neige. Essai français : un flocon de neige.
Décorer les boîtes.
(Boire un dernier verre pour oublier la déculottée.)
Attendre le 1er décembre en se demandant, dans l'ordre :
- où va-t-on ranger ces boîtes dans la journée pour qu'elles n'encombrent pas tout en étant visibles mais hors de portée ?
- vont-ils vraiment réussir à ne déchirer qu'un jour, et pas toute la boîte d'un coup, en donnant leur premier coup de poing ?
Le suspense est à son comble.
jeudi 25 novembre 2010
Les cygnes, justement
L'un regarde Rouen, l'autre vers Paris,
Fouille la vase, se cache peut-être, une minute d'introspection ?
Puis, digne, va finir sa soirée en boîte de nuit.
mercredi 24 novembre 2010
Promenade à Conflans
Samedi, 16 heures, si on allait voir les péniches à Conflans ?Dans la voiture, nous nous extasions d'être guidés par une dame qui nous dit où tourner, et plutôt deux fois qu'une. Puis nous jouons à ne pas lui obéir (léger flottement d'inquiétude à l'arrière), puis à changer d'idée sur la destination finale et à l'ignorer définitivement ("veuillez faire demi-tour" - "maintenant, faites demi-tour" - on rentre la tête dans les épaules mais vaillamment on continue)
Là, nous observons les péniches, les françaises et les belges, les oiseaux, cygnes et canards au pluriel, cormoran au singulier, les chiens, les saules, et même, les poubelles, astucieusement prévues pour se balancer sous les mains enfantines.
Aussi, on prend quelques photos - on avait oublié comment faire ; l'oeil gauche surveille l'enfant rouge qui s'approche de l'eau, l'oeil droit vérifie que l'enfant orange est toujours dans le secteur, le viseur se débrouille comme il peut, séance photo et rééducation orthoptique à la fois.
Et cela donne ceci :




mardi 23 novembre 2010
L'érable
L'érable de la cour, après avoir passé le printemps, l'été, l'automne, finit souvent en bouquet, fièrement offert par une petite main.
Après quoi nous vérifions attentivement que chaque arbre a bien sa petite feuille, contre vent, pluie et neige accrochée pour l'aider à passer l'hiver...

dimanche 21 novembre 2010
mardi 16 novembre 2010
Ah si j'osais...
Sur le cahier d'Augustin, un mot de sa maîtresse : "Nous avons besoin de petits jouets "Kinder" pour notre calendrier de l'Avent." Merci de votre aide.
"Chère Maîtresse,
Le principe de réalité nous ayant fait abandonner, peu à peu, la plupart des très beaux principes éducatifs que nous avions posés au début de notre brillante carrière parentale (avant, j'avais des principes, maintenant, j'ai des enfants), vous auriez pu espérer obtenir de notre part les jouets désirés.
Manque de chance, restent solidement (?) établis chez nous deux vestiges : pas de télévision le matin, et pas de Kinder à la maison, et, partant, pas de jouet Kinder.
Néanmoins, pour ne pas léser Augustin ni ses petits camarades, je tiens à votre disposition un petit livre, rouge, parfaitement éducatif, et qui ravira, j'en suis sûre, les parents du bambin à qui il échoiera...
Bien cordialement,
Une maman d'Augustin."
Ah, si j'osais... Au lieu de quoi, docile, je suis allée acheter des Kinder surprise.
(un paquet de trois, dont un "garanti avec une surprise spéciale fille", je reste perplexe et vaguement... perplexe.)
dimanche 14 novembre 2010
Attention, ce billet est un ramassis de vilains clichés
Il y a environ 6 ans, nous étions garées sur aire de services de l'autoroute 20, avec notre Ford fiesta, quand nous avons vu arriver et se garer à côté de nous un monospace, immatriculé dans les Yvelines, et dont sont sortis successivement :
- un petit garçon blond, cheveux courts, en bermuda,
- un autre petit garçon blond, cheveux courts, en bermuda,
- un autre garçon blond, cheveux courts, en bermuda
- un quatrième garçon blond, cheveux courts, en bermuda,
- un grand type blond, cheveux courts, en bermuda,
- une femme, pas blonde, mais oui, c'était couru : cheveux aux carrés et serre-tête.
Et de nous gausser.
Ensuite, nous avons eu un petit garçon blond, cheveux courts, et la Ford fiesta est devenue 206 break.
Puis, nous avons eu deux autres petits garçons, pas tous blonds mais bon, nous avons déménagé dans les Yvelines, et, il a bien fallu se rendre à l'évidence, nous avons dû songer à l'achat d'un monospace. Un monospace immatriculé dans les Yvelines, d'où sortiraient successivement trois petits garçons en bermuda... et deux mamans au lieu d'un couple de marinos, mais tout de même :
On assumait difficilement.
Notre choix s'est porté sur un Picasso. Pour atténuer l'effet "Versailles", on l'a choisi bleu sac poubelle (et c'était prémonitoire, parce que 30 000 km plus tard, c'était effectivement une poubelle, mais là n'est pas le sujet.)
Ensuite, on l'a un peu refait aux dimensions de notre garage, ce qui a achevé de lui donner un petit air Groseille qui nous allait assez bien.
3 ans plus tard, des amis nous ont proposé leur voiture 7 places, et c'était une offre séduisante.
Et c'est comme ça que nous voilà propriétaires d'un Grand Scenic 7 places vert modem, et enfin en situation d'assumer notre Versaillitude...
(Bon, décoré un peu Groseille, quand même, le Scenic)...
PS : et sinon, jeudi on s'est caillé à Montmartre, vendredi on a lavé le Picasso pour le mettre en vente, samedi on a vendu le Picasso le matin, mais plus l'après-midi parce qu'on a perdu le compte-rendu du contrôle technique, alors lundi il va falloir refaire le contrôle, samedi soir j'ai réalisé qu'à 43 ans je n'avais toujours pas eu de points de suture, alors hop j'ai foncé à l'hôpital m'en faire poser deux, mardi nous allons tester chez le notaire, vendredi je vais immatriculer la nouvelle voiture (à Versailles !), tout ça pour dire, maman, qu'un de ces quatre nous songerons à Noël, mais plutôt la semaine prochaine...
vendredi 12 novembre 2010
C'était un week-end de novembre...
Heureusement il y a eu le goûter d'Halloween,
jeudi 11 novembre 2010
Mot d'enfant, Augustin
Tout à l'heure (c'est quasiment du direct), Augustin me demande de lui chanter la Marseillaise.
Il faut que je révise d'urgence mes principes éducatifs, mais bref, je chante donc la Marseillaise, qu'Augustin entonne à son tour...
Au bout de quelques tentatives, il se tourne vers maridul :
- Mamanti, c'est bien "Allons-nous en de la poitrine", hein ?
(Et plus tard : "Contre nous de la tiiiirelireuuu" (trop de Mao, sans doute))
Mot d'enfant, Baptiste
L'autre soir, à table, nous nous chuchotions des petits secrets avec Baptiste, et j'en profitais pour lui faire des bisous. Au bout d'un moment, je lui dit "Au fait, Baptiste, tu es toujours le roi des bisous ?"
"Non, murmure-t-il avec un grand regard tout tendre, ze suis le spiderman des bisous."
mardi 2 novembre 2010
Ephéméride
# Samedi - Même pas drôle
J'avais prévu un voyage plein de rebondissements, une panne d'essence, des enfants survoltés jouant sur les rails de sécurité de l'autoroute ou épuisés s'endormant sous la tente chauffée on l'espère de l'aire de Limours, de la neige pourquoi pas, la neige on connaît, une étape surprise à Limoges, les étapes à Limoges on connaît, mais non, rien. De l'essence il y en avait partout, y compris à Châteauroux.
Pourquoi elle me parle de Châteauroux ?
Parce que, à un moment, une jeune fille parlant à une enfant jouant chez Q. a dit : "Tanguy, sors de là ou je vais chercher Jordan" ; puis, se tournant vers un autre jeune homme "Steeve, va chercher Jordan, Tanguy veut pas sortir", ce qui constituera le seul fait marquant de la journée.
# Dimanche - Même pas rien - Délicieux
Comme il faisait beau et qu'on n'est jamais sûr de rien, nous avons casé là toutes les activités automnales de plein air des vacances.
- Ramassage de noix
- Ramassage de châtaignes
- Land art
- Football
Ca, c'est fait.


Composition de poires et brindilles Les pissenlits montent au ciel
Augustin et Une Une

Escargot d'Ariège
(moins luxurieux que celui de Bourgogne, mais réalisé par Augustin en chantant)

Coups de coings
Oeuvre collective

Une galaxie
Augustin

Ma galaxie à moi s'est envolée
Une

Truc
Une

Land art... ou poire art ?
En tout cas, Andy Goldsworthy n'a qu'à bien se tenir
# Lundi - Même pas trempés
Comme il s'est mis à grêler, on s'est félicité intérieurement de notre philosophique sagesse de la veille, et on a casé là toutes les activités automnales d'intérieur des vacances :
- Réalisation de merveilleux petits animaux en coquilles de noix*
- Réalisation d'un merveilleux abécédaire en légumes secs et fruchtengewwurt**
- Gelée de coings tellement bien gelée à la pectine naturelle qu'on passera le reste des vacances à contempler le Vitpris en se demandant qu'en faire.
Ca, c'est fait.
# Mardi - Même pas sportive
Le soleil revenu, je suis partie faire du vélo. Il faisait beau mais froid, et en plus je suis allée à Aston où ils ne voient jamais le soleil, c'est connu, et de fait, j'ai eu froid, même en montant alors que bon, les Pyrénées, ça monte rudement, quand même.
Du coup, je suis redescendue, j'ai eu encore plus froid mais moins longtemps, et j'ai décidé de me mettre au tricot.
# Mercredi - Même pas 49 rangs
Mais bien 42 rangs d'un futur béret, que je n'oserai probablement jamais mettre, mais qui ira bien avec le snood, que lui, je mettrai. En tout cas, tricoter au soleil en sirotant son café et en regardant jouer ses enfants ("A l'attaaaaaque !"), ça vaut bien les 850 kilomètres...***
# Jeudi - Même pas véner
Oui, c'était le jeudi : après avoir tricoté 5 rangs de plus, je me suis avisée que, n'ayant pas fait l'échantillon-indispensable-avant-toute-réalisation, je ferais bien d'essayer mon béret avant d'entamer les diminutions. Il m'a fallu 30 secondes pour constater que le béret faisait 42 cm de tour alors que ma tête, elle, dépasse allègrement les 50 cm (et c'est dommage, parce qu'on ne peut pas jouer les chiffres de ce billet au loto, du coup).
Donc j'ai défait tout le béret (5 mn 30), puis démêlé tous les fils du jersey rayé en 6 couleurs (5 h 30).
En tout cas, démêler de la laine au soleil en sirotant un café, un thé, l'apéritif et la poire (ou la prune, nous ne saurons probablement jamais ce qu'il y a dans cette bouteille) et en regardant jouer ses enfants ("Arrêêêêêêteuhhh"), ça vaut bien les 850 kilomètres...
# Vendredi - Même pas mal
Le soleil reparti mais pas trop loin, je suis allée faire du vélo, mais cette fois vers Albies et sur les sentiers.
Maman m'avait dit : "ça passera pas".
De fait, ça n'est pas passé, et je me suis cassé assez bêtement la figure sur un sentier super étroit, en tentant de poser le pied droit par terre, à l'endroit où il n'y en avait pas, de terre, mais bel et bien un ravin. Arrêtée par un arbre, c'est heureux, je me suis retrouvée la tête en bas, les jambes en l'air, ce qui est déjà délicat comme situation (en tout cas en tenue cycliste), mais surtout dans les ronces, ce qui est carrément inconfortable.
Ayant réussi à me sortir de là d'une manière modérément gracieuse, j'ai fini ma promenade en prenant un air dégagé, et en ignorant les petites épines plantées là, là et là. Et maintenant, j'ai la cuisse, la fesse et l'épaule droite toute zébrées d'égratignures, vais-je m'inscrire à un concours de body art, c'est toute la question...
Là, j'ai renoncé au vélo pour tout le reste des vacances, mais je tiens à préciser, pour maman, que j'avais mon téléphone sur moi.
# Samedi - Même pas nombreux
C'est prouvé, 3 dans une chambre, 2 dans l'autre, 7 au grenier, ça tient. Et bon anniversaire Fanny !
# Dimanche - Même pas froid
Ah, voilà la leçon éducative de la semaine****. Parents et futurs parents d'enfants en bas âge, notez-le : trois ans, c'est encore trop jeune pour envisager un pique-nique serein au bord de l'eau.
# Lundi - Même pas flippée
J'ouvre mon courrier. J'avais perdu au premier tirage, j'ai gagné au second : je ne serai pas juré d'assises cette année. Soulagement.
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* avant de partir, je les ai laissés traîner sur le banc, pour que maman ait la satisfaction de jeter quelque chose après notre départ
** celui-là, je l'ai planqué parce que je ne désespère pas de le finir avant de le jeter.
*** en tout cas, de mon point de vue. Du point de vue de maridul, à qui j'ai acheté toutes les fournitures nécessaires pour se tricoter un snood dans une laine sombre et illisible, avec un point compliqué comme tout et impossible à défaire, c'est moins sûr.
**** oui, parce que pour ce qui est de la propreté de Niels, on attendra Noël
Principes éducatifs, toujours
Il faut encourager très tôt le goût de la lecture chez le jeune enfant ; on reconnaîtra sa réussite au fait que l'enfant, tous les soirs, lit quelques pages, et s'endort tranquillement sur son livre...













